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Pays

Bière canadienne

3 bières répertoriées au Canada, qui compte environ 1 200 brasseries en activité.

3 bières au répertoire
~1 200 brasseries en activité, estimation
5 % degré médian
Blonde type le plus représenté

La bière canadienne combine héritage britannique, domination de la pale lager, histoire de prohibition et essor spectaculaire des brasseries artisanales.

Les 3 bières canadiennes du répertoire

Quels types de bières y trouve-t-on ?

Ce qui caractérise la bière canadienne

La bière canadienne s’est construite à la rencontre des traditions britanniques, des contraintes du climat et d’un marché longtemps contrôlé par l’État. Elle se distingue surtout par la place dominante de la pale lager, par l’héritage des ales britanniques et par le retour rapide des petites brasseries.

Histoire

Les colons britanniques introduisent la bière au Canada au XVIIe siècle. Le climat se prête alors au brassage, avant même l’apparition de la réfrigération. Dans la Nouvelle-France, le vin et l’eau-de-vie restent toutefois plus recherchés. Une première brasserie commerciale ouvre à Montréal en 1650, mais elle échoue. Jean Talon fonde ensuite la brasserie du Roy à Québec en 1668. Elle disparaît après son retour en France, lorsque les restrictions sur les importations sont assouplies.

Cette première période favorise aussi la spruce beer, bière d’épinette alcoolisée ou non. Après la conquête britannique, les soldats deviennent une clientèle importante. Ils reçoivent une ration quotidienne de bière et préfèrent les ales et les bières lourdes aux lagers. Les loyalistes venus des États-Unis renforcent ce marché. Des brasseries apparaissent alors à Montréal, Halifax, London et Toronto. Molson, fondée à Montréal en 1786, est la plus ancienne entreprise brassicole canadienne encore en activité.

La prohibition provoque ensuite une rupture profonde. Entre 1878 et 1928, près des trois quarts des brasseries ferment sous l’effet des lois provinciales et fédérales contre les boissons dites intoxicantes. La fin de la prohibition ne libère pas immédiatement le marché. Les régies des alcools et les magasins publics gardent un contrôle étroit sur la vente. Les beer parlours, ou tavernes, se développent dans ce cadre : on y boit assis à une table, avec un service du verre, sans circulation libre entre les tables.

Régions et styles

  • Québec : Québec accueille la brasserie du Roy de Jean Talon en 1668. Montréal devient ensuite un foyer durable, avec la brasserie fondée par John Molson en 1786.
  • Nouvelle-Écosse : Halifax s’inscrit dans la tradition britannique, avec une brasserie fondée par Alexander Keith en 1820 puis une autre par Susannah Oland en 1867.
  • Ontario : London et Toronto voient se développer de grandes maisons brassicoles. Kingston est également associée à un brevet portant sur une méthode améliorée de brassage des ales, bières et porters.
  • Île-du-Prince-Édouard : la province conserve plus longtemps les restrictions sur l’alcool. Sa prohibition ne s’achève qu’en 1948, bien après la plupart des autres provinces.

Le style le plus vendu est de loin la pale lager, aussi appelée North American Style Lager. Elle est généralement claire, légère et pensée pour une consommation régulière. Elle domine le marché de masse, tandis que les brasseries artisanales élargissent la gamme disponible. L’histoire canadienne conserve aussi la spruce beer, reconnaissable à l’emploi de pousses ou d’arômes d’épinette, ainsi que l’influence des ales et des bières lourdes britanniques, arrivées avec les soldats et les immigrés.

Aujourd’hui et ce qu’il faut savoir

Le Canada compte environ 1 200 brasseries en activité. Ce chiffre traduit l’essor du brassage artisanal, mais il ne signifie pas que la production est également répartie. En 2015, 640 brasseries étaient titulaires d’une licence, alors que seules 30 dépassaient 7,5 millions de litres annuels. Le paysage oppose donc un petit nombre de grands producteurs à une multitude de petites entreprises.

La concentration reste forte. Labatt, Molson et Sleeman, les trois grands producteurs historiques, ont été acquis par des groupes étrangers ou intégrés à des entreprises étrangères. Moosehead est alors devenu le plus grand brasseur entièrement canadien, avec une part estimée à 3,8 % du marché intérieur en 2016. La bière reste la boisson alcoolisée la plus populaire du pays en volume et en valeur, mais le vin et d’autres boissons progressent. Les ventes importées augmentent également.

  • La première brasserie commerciale canadienne est créée à Québec en 1668, mais elle échoue.
  • Molson est la plus ancienne entreprise brassicole canadienne encore survivante.
  • La pale lager est le style le plus vendu.
  • La prohibition a fait disparaître près des trois quarts des brasseries entre 1878 et 1928.
  • Le brassage artisanal progresse vite, avec une clientèle plus large que celle des bières industrielles traditionnelles.

Quelles brasseries au Canada ?

  • Labatt Brewing Company 1 bière
  • Molson 1 bière
  • Unibroue 1 bière

Ces 3 brasseries sont celles que ce répertoire connaît. Il en existe environ 1 200 en activité au Canada. Le répertoire en couvre donc moins de 0,3 %.

L'écart n'a rien d'anormal : la plupart des microbrasseries ne figurent dans aucune base ouverte. Ce site recense les bières documentées, pas toutes celles qui se brassent.

Questions sur la bière canadienne

Combien y a-t-il de brasseries au Canada ?

Le Canada compte environ 1 200 brasseries en activité. Ce total doit être lu avec prudence, car le pays réunit quelques producteurs industriels et une majorité de petites structures. En 2015, 640 brasseries étaient titulaires d’une licence, mais seulement 30 produisaient plus de 7,5 millions de litres par an. L’écart entre ces deux groupes montre le poids numérique du brassage artisanal.

Quelle est la bière la plus vendue au Canada ?

Le style le plus vendu est la pale lager, également appelée North American Style Lager. En 2016, la marque la plus vendue était Budweiser, dont une partie des produits était fabriquée au Canada. Cette domination correspond à des bières claires, peu amères et faciles à boire, destinées au marché de masse plutôt qu’à une expression régionale ou expérimentale.

Quelle est la plus ancienne brasserie du Canada ?

La première brasserie commerciale est créée à Montréal en 1650, mais elle échoue. Jean Talon fonde ensuite la brasserie du Roy à Québec en 1668, qui disparaît après son retour en France. La plus ancienne entreprise brassicole canadienne encore survivante est Molson, fondée à Montréal en 1786. Il faut donc distinguer la première tentative commerciale de l’entreprise la plus ancienne toujours présente.

Quels sont les styles de bière propres au Canada ?

Le Canada est surtout associé à la pale lager, qui domine très largement les ventes, mais ce style n’est pas une invention exclusivement canadienne. La tradition la plus singulière est la spruce beer, ou bière d’épinette, brassée avec des pousses ou des arômes d’épinette et pouvant être alcoolisée ou non. Les ales et bières lourdes témoignent, elles, de l’influence britannique.

Boit-on beaucoup de bière au Canada ?

La bière est la boisson alcoolisée la plus populaire au Canada, à la fois en volume et en valeur. La consommation reste toutefois peu dynamique : le volume vendu n’a progressé que de 1,7 % par an au cours de la décennie étudiée, tandis que la part de marché en valeur a reculé de 47,9 % à 42 %. Les hommes représentent environ 71,5 % du volume consommé. Historiquement, les tavernes et les beer parlours ont structuré la consommation sur place.

Pourquoi les grandes brasseries canadiennes appartiennent-elles à des groupes étrangers ?

La concentration du secteur a conduit les trois grands producteurs historiques, Labatt, Molson et Sleeman, à être acquis par des entreprises étrangères ou fusionnés avec elles. Cette évolution a réduit la part des grands brasseurs entièrement canadiens. Moosehead est devenu le plus grand producteur encore entièrement canadien, avec une part estimée à 3,8 % du marché intérieur en 2016. En parallèle, de nombreuses petites brasseries indépendantes se sont développées.

Pourquoi les microbrasseries progressent-elles au Canada ?

Le brassage artisanal progresse à la fois par le nombre de producteurs et par les volumes vendus. Il touche une clientèle plus large que les bières industrielles traditionnelles, dont le marketing visait principalement les jeunes hommes. La hausse du nombre de brasseries titulaires d’une licence, passée de 310 en 2010 à 640 en 2015, illustre cette expansion. Elle ne supprime pas la concentration, car les grands volumes restent produits par peu d’établissements.

Une bière canadienne manque à l'appel ?

Ce répertoire se construit à partir de sources ouvertes, et il est forcément incomplet. Si vous connaissez une bière canadienne absente de cette liste, signalez-la : son nom et sa brasserie suffisent.

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