Type de bière
Bière blanche
78 bières de ce type au répertoire, venues de 4 pays.
Brassée avec du froment, elle est trouble par nature et non par défaut.
La bière blanche regroupe surtout la witbier belge, épicée et non filtrée, et la Weizen bavaroise, fondée sur le malt de froment.
À quoi reconnaît-on une bière blanche ?
À l'œil
Jaune pâle et voilée, mousse dense.
Au nez
Agrumes et épices, souvent coriandre et écorce d'orange.
En bouche
Douce, acidulée, très peu amère.
Son profil en un coup d'œil
- Amertume Ce que le houblon laisse en fin de bouche
- Douceur Les sucres que la fermentation n'a pas consommés
- Corps La densité en bouche, de légère à épaisse
- Effervescence La vivacité des bulles
Sa place sur l'échelle des couleurs
Les 78 bières blanches du répertoire
- Asterie Brasserie d'Écaussinnes
- Bellegems Witbier Brouwerij Omer Vander Ghinste
-
Blanche
brasserie de Bellevaux
- Blanche d’Ardenne Brasserie Du Bocq
- Blanche de Bouillon brasserie de Bouillon
- Blanche de Brabant Timmermans Brewery
- Blanche de Bruxelles Lefebvre
- Blanche de Chambly
- Blanche de Charleroi Brasserie de l'Abbaye d'Aulne
-
Blanche de Namur
Brasserie Du Bocq
- Blanche de Tubize Brasserie de Tubize
- Blanche des Honnelles Brasserie des Rocs
- Blanche des Neiges Huyghe
- Blanche du Hainaut Bio Brouwerij Dupont
- Blanche Hermine Brasserie Lancelot
- Blanchette de Lorraine
-
Blue Moon
Blue Moon Brewing Company
-
Brand Weizen
Brand
-
Bro Code
-
Brugs
Alken-Maes
-
Brunehaut Bio
Brewery Brunehaut
- Brussels Fruit Beer Brasserie Du Bocq
- Canaille brasserie Grain d'Orge
- Celis White Brouwerij Van Steenberge
- Cuvée Jolie Môme brasserie du Flo
- Dentergems Wit Het Anker
-
Dinkelbier
-
Don de Dieu
Unibroue
-
Edelweiss
Brau Union
-
Eigenweiss
Bronckhorster Brewing Company
-
Floris
Huyghe
-
Grisette
St-Feuillien
-
Grolsch Puur Weizen
Grolsch
-
Gulpener Biologisch Ur-Weizen
Gulpener Bierbrouwerij
-
Gulpener Korenwolf
Gulpener Bierbrouwerij
- Gulpener Korenwolf Rosé Gulpener Bierbrouwerij
-
Haanse Witte
Brauerei Strubbe
-
Hertog Jan Weizener
Hertog Jan
-
Hoegaarden (bière)
Hoegaarden
-
Hoegaarden Grand Cru
Brouwerij De Kluis
- Hoegaarden Spéciale Brouwerij De Kluis
- Huardis Brouwerij Nieuwhuys
-
I.P.A.
Brouwerij 't IJ
-
IJwit
Brouwerij 't IJ
-
Jan De Lichte
Brouwerij De Glazen Toren
- Jopen Adriaan Jopenbier
-
Kamil
De Proefbrouwerij
-
Kapuziner Weißbier
- Kwets Brouwerij Van Steenberge
-
La Trappe Witte Trappist
De Koningshoeven Brewery
-
Leireken
Brauerei Strubbe
-
Limburgse Witte
Brouwerij Sint-Jozef
- Mater Witbier Roman
- Meuuh Brasserie Saint-Monon
-
Mystic
Haacht
-
Pater Lieven
Van Den Bossche brewery
-
Pink Killer
Brasserie de Silly
-
Shock Top
-
Struise Witte
De Struise Brouwers
-
Texels Skuumkoppe
Texelse Bierbrouwerij
Bières 1 à 60 sur 78, page 1 sur 2
Tout savoir sur la bière blanche
La bière blanche est une famille brassée avec une forte proportion de froment, malté ou non. Son nom recouvre surtout deux traditions distinctes, la witbier belge et la Weizenbier bavaroise, qui ne partagent ni les mêmes céréales ni le même usage des épices.
L’histoire
La tradition belge vient de Louvain et de ses alentours. Cette région s’était fait connaître dès le XIVe siècle pour une bière jugée assez buvable. Dans la petite ville de Hoegaarden, des moines ont associé à la bière la coriandre et des écorces d’orange curaçao. Ce choix n’est pas un simple geste aromatique. La région appartenait alors aux Pays-Bas bourguignons et entretenait de bons contacts avec les marchands néerlandais, qui dominaient le commerce des épices.
La recette belge s’est donc construite autour de ressources disponibles et d’un réseau commercial. Le froment non malté trouvait sa place dans le brassage, tandis que les épices élargissaient le profil de la bière. Cette logique la distingue de la tradition bavaroise, qui s’est développée autour du malt de froment et du houblon, sans épices ni céréales non maltées.
Au XIXe siècle, la fabrication de la blanche devient aussi un objet d’étude technique. G. Lacambre, ingénieur et ancien directeur de brasserie à Louvain, analyse les méthodes existantes et cherche à les améliorer. Ses travaux paraissent en 1851 dans un traité consacré à la fabrication des bières et à la distillation. En 1872, un ouvrage bruxellois reprend ces connaissances sous la forme d’un livre pratique destiné aux fabricants de bière blanche.
La tradition belge a pourtant presque disparu du marché dans les années cinquante. Elle a été relancée par Pierre Celis à partir de 1966, puis a rencontré un succès rapide auprès du milieu estudiantin belge au début des années 1980. Ce redémarrage a transformé une spécialité régionale en style exporté. La bière blanche belge est ensuite apparue dans de nombreux pays, où elle a souvent conservé l’association du froment, du trouble naturel et des épices.
Comment on l’obtient
Le brasseur commence par construire une recette où le froment occupe une place importante. Dans la blanche belge, le malt d’orge représente généralement 50 à 60 % de l’ensemble, tandis que le froment non malté peut représenter 10 à 50 % et le malt de froment 25 à 50 %. De petites quantités d’avoine ou de sarrasin peuvent compléter la composition.
Le froment non malté joue un rôle important dans l’identité de la version belge. Il contribue à une matière moins limpide et donne son aspect laiteux à une bière qui n’est pas filtrée. Le brasseur conserve donc davantage de particules et de levures au lieu de rechercher une transparence complète. La levure employée aujourd’hui est une Saccharomyces cerevisiae.
La différence avec une bière de froment bavaroise tient surtout aux ingrédients autorisés. La Weizenbier allemande repose uniquement sur du malt et du houblon. Elle ne contient ni épices ni céréales non maltées. Dans la blanche belge, la coriandre et les écorces d’orange curaçao peuvent au contraire participer directement au profil de la recette. Le brasseur doit alors doser ces ajouts pour qu’ils accompagnent le froment sans le masquer.
Le choix du malt modifie aussi la famille bavaroise. Des degrés de torréfaction différents permettent d’obtenir une version claire, appelée Hell, ou sombre, appelée Dunkel. Une version claire filtrée porte le nom de Kristall. Cette possibilité montre que le mot blanche ne décrit pas à lui seul une recette unique. Il renvoie à des procédés et à des traditions différentes.
Ses sous-styles
- Witbier ou Tarwebier : tradition belge à base de froment malté et non malté. Elle est généralement non filtrée et peut inclure de la coriandre ainsi que des écorces d’orange curaçao.
- Weizenbier ou Weißbier : tradition bavaroise brassée avec du malt de froment et du houblon. Elle exclut les épices et les céréales non maltées.
- Hefeweizen : version bavaroise conservant la levure, ce qui la distingue d’une bière de froment filtrée.
- Kristallweizen : version claire et filtrée de la tradition bavaroise. La filtration la sépare de la Hefeweizen.
- Weizen Hell : version bavaroise claire, dont la couleur dépend d’un malt peu torréfié.
- Weizen Dunkel : version bavaroise sombre, obtenue avec des malts davantage torréfiés.
Où on la trouve
La Belgique reste le pays associé à la blanche belge, avec un ancrage historique autour de Louvain et de Hoegaarden. Les Pays-Bas sont également très représentés parmi les bières blanches disponibles en France, ce qui s’explique par la proximité géographique et par les liens commerciaux anciens entre les régions néerlandophones.
On en trouve aussi au Luxembourg, en France, au Canada et aux États-Unis. Dans ces pays, les brasseurs s’inspirent surtout de la tradition belge, plus ouverte à l’emploi du froment non malté et des épices. La Bavière constitue l’autre grand territoire de référence. Sa tradition de bière de froment a produit ses propres catégories, avec une distinction nette entre versions claires, sombres et filtrées.
Les bières blanches fabriquées ailleurs ne forment donc pas forcément une troisième tradition. Elles sont le plus souvent proches de la blanche belge. Le nom peut toutefois créer une confusion, car Weizen, qui signifie froment en allemand, ressemble à weiß, qui signifie blanc. Cette proximité phonétique explique une partie des confusions entre les deux familles.
Ce qu’il faut savoir
- Le mot blanche désigne d’abord une famille liée au froment, pas une recette uniforme.
- Une blanche belge peut contenir du froment non malté et des épices, tandis qu’une bière bavaroise de froment n’en contient pas.
- Le trouble de la blanche belge vient notamment de l’absence de filtration et de la présence de froment non malté.
- Les bières blanches observées dans l’annuaire vont de 3,5 à 9 %, avec une médiane de 5,3 %.
- Une gueuze peut être trouble et contenir du froment sans être appelée bière blanche. La présence de froment ne suffit donc pas à définir le type.
Comment brasse-t-on une blanche ?
Ces bières relèvent de la fermentation haute. La levure travaille en surface, entre 15 et 25 °C. Une fermentation rapide qui laisse des arômes fruités et épicés.
Amertume
8 à 20 IBU
Une amertume très faible, mesurée par les composés amers apportés par le houblon.
Couleur
4 à 10 EBC
Une robe jaune pâle, sur une échelle qui va de 4 pour une blanche à plus de 80 pour une stout.
Comment servir et accompagner une blanche ?
Température
3 à 5 °C
Trop froide, une bière perd ses arômes. Trop chaude, son alcool ressort.
Verre
Un verre large qui laisse la place à la mousse
Verser en inclinant le verre, puis redresser en fin de service.
À table
Ces bières s'accordent bien en terrasse, au soleil, et notamment avec :
- Un poisson blanc
- Une salade de chèvre
- Des moules
- Un dessert aux agrumes
D'où viennent les bières blanches ?
Questions sur la bière blanche
Qu’est-ce qui définit une bière blanche ?
Une bière blanche est une bière brassée avec une forte proportion de froment, malté ou non. Le terme couvre principalement deux traditions. La blanche belge, appelée witbier ou tarwebier, peut utiliser du froment non malté, des épices et une filtration limitée. La bière bavaroise de froment, appelée Weizenbier, repose sur du malt de froment et du houblon. Le nom décrit donc une famille, pas une recette unique.
Quelle différence entre une blanche belge et une Weizen ?
La blanche belge et la Weizenbier contiennent toutes deux beaucoup de froment, mais leur composition diffère. La blanche belge peut intégrer du froment non malté, de la coriandre et des écorces d’orange curaçao. La tradition bavaroise utilise uniquement du malt et du houblon, sans épices ni céréales non maltées. Leur histoire, leurs procédés et leur expression en bouche ne sont donc pas interchangeables, même si les deux bières sont souvent confondues.
Quel est le degré habituel d’une bière blanche ?
Il n’existe pas un degré unique, car la catégorie regroupe plusieurs traditions et de nombreuses recettes. Dans les bières blanches observées, le degré alcoolique va de 3,5 à 9 %. La médiane se situe à 5,3 %. Une blanche peut donc être légère, proche d’une bière de consommation courante, ou nettement plus forte. Pour choisir, il faut regarder le degré indiqué sur l’étiquette plutôt que se fier au seul mot blanche.
D’où vient la bière blanche belge ?
La blanche belge vient de Louvain et de ses alentours. La région était déjà connue au XIVe siècle pour une bière assez buvable. À Hoegaarden, des moines ont contribué à l’usage de la coriandre et des écorces d’orange curaçao. Les relations avec les marchands néerlandais ont facilité l’accès aux épices. La tradition a presque disparu dans les années cinquante, avant d’être relancée à partir de 1966.
Pourquoi une bière blanche est-elle souvent trouble ?
La blanche belge est traditionnellement non filtrée et contient du froment non malté. Ces choix laissent davantage de particules et de levures dans la bière, ce qui explique son aspect laiteux. Le trouble n’est donc pas forcément un défaut ou le signe d’une bière inachevée. Il correspond à une méthode de fabrication et à une identité de style. Les bières bavaroises peuvent suivre d’autres voies, notamment lorsqu’elles sont filtrées en version Kristall.
Comment choisir une bière blanche ?
Commencez par identifier la tradition recherchée. Une mention witbier ou tarwebier renvoie généralement à la famille belge, avec froment non malté et possibilité d’épices. Une mention Weizenbier, Weißbier ou Hefeweizen indique plutôt une bière bavaroise au malt de froment. Vérifiez ensuite le degré alcoolique et la liste des ingrédients. Pour une bière plus nette, recherchez une version filtrée comme Kristallweizen.
Une bière blanche contient-elle toujours du blé ?
Oui, le froment est au cœur de la définition générale de la bière blanche, mais sa forme varie. La tradition belge peut employer du froment non malté et du malt de froment. La tradition bavaroise utilise du malt de froment. D’autres céréales, comme l’avoine ou le sarrasin, peuvent apparaître en petite quantité dans certaines recettes belges. En revanche, la simple présence de froment ne suffit pas à classer toutes les bières dans cette famille.
Une gueuze est-elle une bière blanche ?
Non. Une gueuze peut être trouble et contenir du froment, mais elle n’est pas pour autant appelée bière blanche. Cette distinction montre que la catégorie dépend d’une tradition complète, et pas d’un seul ingrédient ou d’un aspect visuel. La bière blanche renvoie principalement aux familles belge de type witbier et bavaroise de type Weizenbier. Une gueuze appartient à une autre tradition brassicole.
Une Weizen contient-elle des épices ?
Non, selon la définition de la tradition allemande, une Weizenbier est brassée uniquement avec du malt de froment et du houblon. Elle ne contient jamais d’épices ni de céréales non maltées. Cette règle la distingue de la blanche belge, dans laquelle la coriandre et les écorces d’orange curaçao peuvent intervenir. Une bière de froment aromatisée avec des épices se rapproche donc davantage de la tradition belge que de la tradition bavaroise classique.
Que signifient Hefeweizen, Kristallweizen et Dunkel ?
Ces termes désignent des variantes de la bière de froment bavaroise. Hefeweizen désigne une version qui conserve la levure. Kristallweizen correspond à une version claire filtrée. Weizen Hell est une version claire, tandis que Weizen Dunkel est une version sombre obtenue avec des malts plus torréfiés. Ces mots précisent donc le traitement de la bière et du malt, plutôt qu’une nouvelle famille indépendante.
